Lectures
Le 2 juillet, de 16h à 18h sous l'ancienne cure de Bex (entrée rue de l’Indépendance, voir carte)
L'HOMME QUI ÉTAIT L'HOMME QUI ÉTAIT L'HOMME QUI ÉTAIT SAOUL, Fabienne Radi
A partir d'une scène du film North by Northwest (La Mort aux trousses, Alfred Hitchcock, 1959), le texte fait dériver les pensées alcoolisées d'un acteur d'origine britannique jouant un publicitaire new-yorkais pris pour un espion russe et balancé dans une limousine allemande après avoir été imbibé contre son gré de whisky écossais. La question est: où sont les freins?
Texte récemment publié dans le numéro 3 du magazine DORADE.
Durée de la lecture: 10-15 min.
Extraits de MA MÈRE EST HUMORISTE, Carla Demierre
À travers l’analyse du rapport entre mère et fille, Carla Demierre reconstruit le monde, c’est-à-dire redéfinit les mots, apprend à parler sa langue. Dans un exercice de gigogne où la fille de la mère finit toujours mère de sa fille, elle interroge les généalogies sur de vieilles photos, se souvient de pénibles séances de gymnastique, envisage la psychanalyse comme remplacement des vacances en famille, troue le réel au stylo effaceur, finit – écoutant Glenn Gould – par devenir Glenn Gould.
«Je suis en mesure d’être une femme brune réelle. Il me serait facile de mesurer la même taille. Je pourrais devenir un parent biologique et social de sexe féminin, et avoir un léger accent. Je serais nettement plus mince avec les cheveux plus courts et je regarderais toujours les gens avec intensité et défi.» (Carla Demierre)
Texte publié en avril 2011 chez Léo Scheer.
Durée de la lecture: 15-20 min.
UN PLAN LECTURE, Hélène Gerster
Une résidence de trois mois. Scindée en deux pour des raisons logistiques extérieures au projet. Utilisation du contexte, tentative d’optimisation de contraintes. Deux temps de 6 semaines.
Le premier, estival, consacré essentiellement à la lecture. En point de départ des textes apportés, des sujets déjà abordés. Comme ligne d’horizon une ville, une bibliothèque et des déambulations. Pour ne pas perdre le fil, pour tenter de prolonger la mémoire de ces journées: une carte. Une carte qui transcrit comment un texte conduit à un livre puis à un autre. Une carte qui lie des auteurs qui se lisent dans d’autres. Une carte qui reste une abstraction car il lui manque ce qui caractérise le territoire: son mouvement perpétuel. Une carte qui se fait en même temps qu’elle se déforme. Une carte qui se déroule à travers un temps.
Le second temps, automnal, a été consacré à une (re)lecture de cette carte, à la rédaction d'Un plan lecture. Un texte écrit sur place.
«Autour du 16 Juillet
Elle s’est offert une promenade studieuse, pour aller écouter d’autres, voir encore d’autres et rencontrer des nouveaux. Bref, pour poursuivre le travail, car depuis longtemps elle s’est rendue à l’évidence, son temps se compose d’une accumulation de tentatives de travail plus ou moins infructueuses.
(...)
Début août
Marcher est strictement équivalent à lire même si ces deux activités sont imaginées; le paysage de la mémoire devient alors un texte aussi construit que les récits inscrits dans les jardins, les labyrinthes ou les chemins de traverse. Il est des promenades qui ressemblent à des livres, l’inverse existe aussi.» (Hélène Gerster)
Texte publié en février 2011 chez cipM / Spectres Familiers. Plus de détails.
Durée de la lecture: 20 min.

