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Actualités

  1. 03.08 2011 La Rosalie des Alpes


    6 août 2011 de 14h à 17h:
    visite guidée à la recherche de la Rosalie des Alpes organisée par Christian Ratti dans le cadre de son projet pour l'exposition.
    À 14h, présentation de la démarche pour la sauvergarde de la Rosalie des Alpes (scarabée rare) dans le Parc de Szilassy par Christian Ratti. À 14h45, départ pour une promenade à la recherche de la Rosalie des Alpes dans la forêt au-dessus du parc vers la carrière de FIXIT avec lʼartiste et le biologiste Paul Marchesi. À 17h, apéritif et retour individuel au Parc de Szilassy.
    Chaussures de marche et protection solaire conseillées. Sur demande, possibilité de faire appel à un taxi pour le trajet jusqu'à la carrière.
    Rendez-vous: 14h à la caisse de l'exposition
    Renseignements: 076 542 74 80

  2. 05.07 2011 Bike Trail

    Événement proposé par San Keller le 17 juillet

    Plus de détails...

    Bike Trail, première étape, Fred Gerber du magasin "New Bike" pour San Keller
  3. 01.07 2011 Semaine d'événements

    La semaine d'événements bat son plein depuis lundi: Beat Lippert, Donatella Bernardi, Hadrien Dussoix et l'équipe de l'EVAM nouent de vifs dialogues avec les oeuvres qui se trouvent sur le site; Geneviève Favre Petroff et son équipe font des enregistrements dans une magnifique salle sous l'ancienne cure au centre de Bex, ils se préparent à la présentation qu'ils donneront demain au même endroit (13h); dans le parc de la grande salle, des étudiants de l'école F+F sont venus de Zurich pour présenter, chaque jour, des oeuvres qui synthétisent leurs réflexions et observations. Tous sont prêts à accueillir visiteurs et passants pour expliquer leurs démarches et leurs projets.

    La journée de demain, samedi 2 juillet, s'annonce bien remplie avec des événements de 13h à 19h sur le site de l'exposition et en ville de Bex. Vous pourrez par exemple commencer par une présentation à 13h sous l'ancienne cure de Bex, puis traverser la route et vous rendre au cinéma pour assister à la conférence proposée par l'ECAV (14h-15h30), ou alors aller suivre l'excursion de Christian Ratti qui débutera à la caisse de l'exposition à 14h. À 16h, Fabienne Radi, Carla Demierre et Hélène Gerster vous accueilleront à nouveau au coin d'une magnifique cheminée sous l'ancienne cure pour des lectures, puis à 18h30, rendez-vous au parc pour assister à la performance-concert donnée par Simon Deppierraz et Nicolas Verplaetse au centre du parc, près de la buvette qui restera ouverte jusqu'à 20h.

    Programme complet des événements.


    Depuis l'ouverture de Bex & Arts 2011, nous avons déjà eu l'immense plaisir d'accueillir 30 classes pour des visites guidées et pas moins de 5000 visiteurs sur le site.

  4. 12.06 2011 Ouverture

    Après l’affluence, l’enthousiasme et le succès d’hier soir, Bex & Arts 2011 ouvre ses portes toutes grandes aujourd’hui et vous attend avec impatience.


    Sculpture – contemplation – réflexion – surprise – dialogue – nature – soleil...

    MANCHMAL de Katja Schenker (premier plan), LA TOUR DE DUIN de Reto Emch (arrière-plan)
    © David Gagnebin-de Bons
    MANCHMAL de Katja Schenker (premier plan), LA TOUR DE DUIN de Reto Emch (arrière-plan)
  5. 18.05 2011 Dites après moi dé-ter-ri-to-ri-a-li-sa-tion

    © Emilie Guenat et Anne Hildbrand

    DITES APRÈS MOI DÉ-TER-RI-TO-RI-A-LI-SA-TION

    Par Fabienne Radi

    En froid avec la langue

    Il y a des mots comme ça qui demandent une concentration extrême pour les prononcer, voire carrément un truc mnémotechnique pour ne pas se prendre les pieds dans leurs syllabes. Ainsi depuis une petite dizaine d’années dans le monde du cinéma, il a fallu trouver une astuce pour mémoriser Apichatpong Weerasethakul /1/. Désormais on prononce le nom du cinéaste thaïlandais avec la même décontraction que lorsqu’on se gratte un mollet. Début 2010, on a du se farcir Eyjafjöll, le fameux volcan islandais (et on ne parle même pas ici du glacier qui le recouvre, Eyjafjallajökul), les présentateurs TV du monde entier postillonnaient sur leur prompteur en essayant laborieusement de ne pas écorcher la langue de Björk. En matière de Grand Nord, l’Occidental moyen d’origine latine se contentait jusque là d’arriver à articuler mentalement Häagen Dazs devant les réfrigérateurs de son supermarché, ce qui est d’ailleurs complètement crétin, puisque ce nom est une pure invention marketing d’une entreprise américaine de crème glacée désireuse de donner à son produit une consonance scandinave, ceci pour un public américain avide d’exotisme européen. Bref, là on s’égare, revenons à notre dé-te-rri-to-ri-a-li-sa-tion.

    Pas d’origine étrangère dans ce mot qui a pourtant fait fourcher la langue de tous les intellectuels des années 70 plongés dans «Capitalisme et Schizophrénie» de Deleuze et Guattari. Il nous a semblé tout à coup intéressant de mettre celui-ci en rapport avec une manifestation se déroulant dans un village qui, lui, a un nom aussi court que simple à prononcer: BEX. Le X n’est là que pour la forme, on dit Bex comme Dé à coudre mais en remplaçant le D par un B et en éliminant le à coudre, vous suivez ?

    De l’importance des pollens et des breaks Volvo

    Au-dessus de Bex se trouve un magnifique parc du nom de Szilassy où tous les trois ans, au printemps, a lieu un bazar pas possible. Dès la fin mars, des camions traversent les prés du parc comme des bandits, déversant ici des monceaux de terre, là des tonnes de béton, plus loin des tas de planches en bois ou des rouleaux géants d’on ne sait pas trop quoi. Puis surgissent des êtres qui s’emparent de tout ça pour en faire quelque chose. Ce quelque chose peut demander des semaines entières, alors les êtres dorment sur place, dans des bus VW ou dans des maisons voisines, se lèvent en même temps que les lapins du coin et accomplissent leur besogne, aidés en cela par des gens du pays qui savent conduire des break Volvo avec des remorques dans des champs en pente, couler des escaliers en béton, monter des échafaudages sur n’importe quel terrain, faire tourner des moteurs qui ne veulent pas tourner, manier des perceuses-frappeuses sur des matériaux récalcitrants, installer des kilomètres de câbles électriques sans que ça se voie, et autres travaux nécessitant une relation main-cerveau parfaitement huilée avec en plus des biceps qui tiennent le coup.

    Tout ce petit monde se retrouve à midi sous une grande bâche qui sert de cantine où sont servis des repas suffisamment calorifiques et riches en sucres lents pour pouvoir à nouveau conduire des Volvos, faire tourner des moteurs et manier des perceuses, ceci durant toute l’après-midi, sans hypoglycémie ni chutes de tension, malgré une chaleur tout à fait bizarre pour le printemps et surtout une avalanche de pollens qui s’insinuent dans le moindre interstice humain ou technologique, des sinus des collaborateurs aux claviers des ordinateurs, recouvrant les uns et les autres d’une pellicule dorée qui rappelle, au choix, l’histoire du marchand de sable (sauf que là on éternue au lieu de se lâcher dans les bras de Morphée) ou la fameuse performance de Joseph Beuys, Comment expliquer des tableaux à un lièvre mort, où ce dernier avait la tête recouverte de poudre d’or (Beuys donc, pas le lièvre). Ici les lapins gambadent dans le parc et il n’y a pas trop de tableaux mais beaucoup d’hommes avec des chapeaux car on a jamais vu un moins d’avril qui ressemble autant à un mois de juillet.

    Pendant que les perceuses percent, les bétonneuses bétonnent et les Volvos ronronnent, il y a sous une tente un peu à l’écart, trois curateurs (ou plus exactement 2 curatrices et 1 curateur) qui réfléchissent à ce quelque chose en train de se monter. Ça fait deux ans qu’ils peaufinent le projet, définissent des objectifs, mettent en place une logistique, prennent des notes, tiennent des comptes, écrivent des rapports, élaborent des plannings, bref posent un cadre à tout ça. Le projet, qui insère les tas de bois, les tonnes de béton, les Volvos, les sucres lents, les perceuses, les pollens, les échafaudages, et sur lequel suent les curateurs (mais visiblement avec bonheur), se nomme TERRITOIRES BEX & ARTS 2011. Enfin nous y voilà. Vous saisissez ? Non ?

    Terre
    Territoire
    Territorialisation
    Déterritorialisation

    En plus de faire un magnifique escalier typographique (et d’être un moyen mnémotechnique très efficace pour prononcer correctement le dernier terme en se rappelant qu’il est une extension du premier), cette liste de mots est un glissement sémantique aussi beau qu’un coucher de soleil sur les dents du Midi. De l’interjection Terre! sortie de la bouche de tous les navigateurs explorateurs fatigués d’avoir trop vu la Grande Bleue (Christophe Colomb et consorts) à l’expression déterritorialisation inventée par les auteurs de L’Anti-Œdipe, il y a une place certaine pour les TERRITOIRES de Bex & Arts. Tentatives d’explications (il était temps).

    Des cathédrales dans la prairie

    Lors d’un débat avec Jannis Kounellis, Anselm Kiefer et Enzo Cucchi dans les années 80, Joseph Beuys, qui entretemps a nettoyé son visage de sa poudre d’or, s’exclame : «La cathédrale de Cologne est une mauvaise sculpture. Elle ferait une bonne gare» /2/. Avec un sens particulièrement aiguisé de la formule, Beuys non seulement détourne un objet pour le travestir, mais opère une torsion sur l’idée que l’on peut se faire de la cathédrale comme sculpture. De fait, il déterritorialise l’objet cathédrale. Celle-ci n’est plus un objet déterminé mais une nébuleuse traversée par des lignes de sens multiples. Une cathédrale c’est un lieu de culte, un repère topographique, le siège de l’évêque, un monument architectural, une cible de guerre ou encore un point de vue panoramique idéal pour les touristes. Mais aussi plein d’autres choses. La déterritorialisation dont il est question ici se présente comme une opération qui empêche l’objet de se fermer sur lui-même, de se cristalliser dans une seule direction, bref de se racrapoter.

    L’art contemporain est un domaine qui use largement de la déterritorialisation pour construire du neuf, créer de l’original, faire proliférer le sens. En baptisant TERRITOIRES la 11ème édition d’une exposition triennale consacrée à la sculpture, les 3 curateurs pollinisés sous leur tente dont on a parlé plus haut ont choisi un terme à la fois complètement bateau et très pertinent. En géographie, le territoire est un espace transformé par le travail humain /3/. La territorialité, elle, fait référence à un comportement animal qui consiste à délimiter et défendre un espace particulier appelé territoire. Quant à la territorialisation, elle est la mise en œuvre d’une stratégie pour constituer et agencer ces territoires. Accoler ce tricotage étymologique au domaine de l’art n’est certes pas un fait nouveau, mais prend ici un sens particulièrement approprié puisque l’exposition concernée a lieu sur une prairie (terre), dans un parc délimité par des barrières (territoire), en invitant des artistes à se répartir des portions d’espaces (territorialisation) sur ou à partir desquelles ils vont créer des formes susceptibles de faire dévier notre perception des choses et de leur environnement (déterritorialisation), tout en essayant de revisiter les territoires de l’art (c’est quoi une sculpture aujourd’hui?). Bon, là il est vrai qu’on a zappé allégrement et pas très catholiquement différents points de vue, tant géophysiques, que politiques, esthétiques ou symboliques. Donc si vous n’avez pas tout compris, c’est que je me suis mal exprimée, pour reprendre en la retournant la fameuse formule d’Alan Greenspan /4/. Ou alors c’est qu’il y a vraiment trop de pollens dans ce texte.

    Sculpture mentale

    Revenons aux breaks Volvo qui vont bientôt disparaître puisque la période de montage est sur le point de se terminer. On est début mai, l’exposition commence mi-juin, ça nous fait un peu plus d’un mois pour regarder tranquillement l’herbe pousser là où les camions sont passés. Et ce qu’il y a d’intéressant avec l’herbe, c’est qu’elle pousse par le milieu, comme aimait à le répéter Deleuze qui préférait les lignes aux points parce que les lignes n’ont pas d’origine et poussent justement par le milieu.

    A ce moment-là du processus curatorial (fin du montage, début de reconstitution du cadre végétal), on peut donc voir le parc Szilassy comme une gigantesque amibe en expansion imperceptible, échouée juste au-dessus du village de Bex où il n’y a pas de cathédrale, mais un temple, une église et une chapelle, que l’on peut regarder comme des gares mais aussi comme des fusées spatiales, des fourmilières abandonnées, des volcans auvergnats ou des pompes à essences. On pourrait appeler ça de la sculpture mentale.

    Fabienne Radi / mai 2011

    /1/ En voici une inventée par Christophe Rey qui ne manque pas d’imagination : «Tu sais que le réalisateur est asiatique, alors tu demande: Happy Japon ? Et on te répond: Non, thaï, mais tu verras c'est très cool. Ensemble cela donne: Happy Japon? Non, thaï, mais tu verras c'est très cool / Apichatpong Weerasethakul» CQFD.
    /2/ Les propos de ce débat ont été recueillis et publiés dans Bâtissons une cathédrale, Paris, L’Arche, 1988.
    /3/ Ecogénèse territoriale et territorialité, Claude Raffestin, in Auriac F. et Brunet R. (eds.), Espaces, jeux et enjeux, Paris: Fayard, 1986.
    /4/ Si vous m’avez compris c’est que je me suis mal exprimé. Phrase formulée par Alan Greenspan, ancien président de la Banque Centrale des Etats-Unis, et souvent attribuée à tort à Jean-Luc Godard qui l’a empruntée quelquefois à propos de ses films.

  6. 01.05 2011 Bonne chasse - jolie fête

    Joie, bonne humeur, bons appétits et premières visites informelles samedi 30 avril lors du traditionnel sanglier. Le montage a avancé à grands pas la semaine dernière. Quelques pièces à installer les jours à venir. La rédaction est terminée, les relectures battent leur plein et les photos sont petit à petit consignées, le catalogue se prépare. Le soleil est toujours avec nous.

  7. 24.04 2011 Premières nouvelles, pascales et printanières…

    © Emilie Guenat et Anne Hildbrand

    L’exposition est actuellement en période de montage. Elle se construit, se dessine peu à peu. La partie basse du parc est bientôt pleinement occupée, le plateau du haut se réveillera dès mardi. Les passants sont intrigués, ils s’émerveillent et s’interrogent déjà. Le soleil nous accompagne, le site est en pleine effervescence.

  8. 28.10 2010 Interview with Maria Elena Gonzàlez, Brooklyn, 2010

    Talking about Territory